Isolation thermique, isolation acoustique, ventilation : compatibilité ou incompatibilité ?26 novembre 2008 – Bibliothèque nationale de France – Paris
Colloque national organisé par le CIDB, le CSTB et le GIAC, sous l’égide du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, avec le concours de l’Anah, du PUCA, de Qualitel, de la Société française d'acoustique et de la Société française de thermique.
Dans l’optique du facteur 4, de la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, l’ensemble de la profession du bâtiment doit s’atteler à un vaste programme de rénovation thermique du parc existant. S’il nous faut effectivement tout mettre en œuvre pour respecter cette échéance, cet élan ne peut ignorer l’acoustique. De fait, trop de logements en France sont soumis à des niveaux sonores élevés, comme par exemple à proximité des aéroports et des grands axes routiers ou ferroviaires, et le processus d’insonorisation de ces logements avance trop lentement. Sans parler des autres logements où le bruit, s’il n’est pas une atteinte directe à la santé, constitue néanmoins une véritable nuisance.
Est-il encore besoin de rappeler que le bruit est la première nuisance ressentie par les Français ? Et que cette problématique coûte des milliards d’euros chaque année à la collectivité (un demi point de PIB, selon les estimations les plus prudentes). Alors, pourquoi ne pas concevoir l’efficacité énergétique au sens large du terme, en y incluant à la fois l’énergie thermique et l’énergie acoustique, sans oublier la qualité de l’air intérieur ? Moyennant une attention et une technicité complémentaires, la lutte contre le bruit ne peut-elle en effet constituer, à un coût marginal, un complément à ajouter à la lutte contre le dérèglement climatique ?
Au minimum, des précautions s’imposent car, si l’on n’est pas vigilant, il peut y avoir des solutions énergétiques contre performantes pour l’acoustique (calories et décibels ne marchent pas forcément main dans la main). Au-delà de ce « service minimum », comment profiter des « décibels gratuits » que certaines opérations de rénovation thermique peuvent offrir ? D’autres wagons peuvent être attachés à la locomotive de l’amélioration thermique des bâtiments, comme la qualité de l’air intérieur. On pourrait même affirmer qu’ils doivent l’être, car un immeuble ayant fait l’objet d’une rénovation thermique ne fera pas l’objet d’un second chantier avant des années.
La réponse réside dans une approche globale : courir plusieurs lièvres à la fois, et s’organiser pour y parvenir, conjuguer des intelligences et combiner des moyens, voilà quelques pistes pour relever le défi du développement durable dans la construction. C’est la vocation de ce colloque que d’avancer sur ce terrain de la mutualisation des compétences, de montrer à tous les acteurs la complémentarité des différents objectifs de rénovation, au travers d’exemples concrets portant sur différents types de bâtiments. Comment, à l’occasion d’une opération de rénovation thermique, ne dégrader ni la qualité acoustique ni la qualité de l’air intérieur, et surtout, pour être plus ambitieux, comment améliorer à la fois la thermique, l’acoustique et la ventilation, telles sont les interrogations, concrètes, mais cruciales, auxquelles cette journée a vocation à répondre.
Programme de la journée et bulletin d'inscription (format pdf, 609 Ko)