Le Code des douanes prévoit que «
tout exploitant d'aéronef ou, à défaut, leur propriétaire » est redevable de la TGAP. La taxe ne s'applique toutefois pas aux aéronefs de masse maximale au décollage inférieure à deux tonnes, ni aux aéronefs appartenant à l'Etat ou participant à des missions de protection civile ou de lutte contre l'incendie. Le fait générateur de la taxe est le décollage d'aéronefs dans les grands aéroports du territoire français («
aérodromes recevant du trafic public pour lesquels le nombre annuel des mouvements d'aéronefs de masse maximale au décollage supérieure ou égale à 20 tonnes est supérieur à 20.000 »).
Le montant de la taxe due est le produit de trois éléments :

le logarithme décimal de la masse maximale au décollage de l'aéronef (22 € par tonne pour les aérodromes du groupe 1 ; 8 € par tonne pour les aérodromes du groupe 2) ;

un taux fixé en euros qui varie selon la catégorie d'appartenance de l'aéroport de décollage ;

un coefficient de modulation qui prend en compte, «
dans un rapport de 0,5 à 120, l'heure de décollage et les caractéristiques acoustiques de l'appareil ».
Décret n° 2004-62 du 14 janvier 2004 modifiant le décret n° 99-508 du 17 juin 1999 modifié pris pour l’application des articles 266 sexies à 266 duodecies du code des douanes instituant une taxe générale sur les activités polluantes (
JO du 15 janvier 2004)
Arrêté du 16 janvier 2004 relatif à la classification acoustique des aéronefs à prendre en compte pour le calcul de la taxe générale sur les activités polluantes (
JO du 21 janvier 2004)